Murin à oreilles échancrées

Murin à oreilles échancrées - Myotis emarginatus (Geoffroy, 1806)

CODE Natura 2000 : E1321

Le Murin à oreilles échancrées : sa taille (5cm) et la couleur ocre de son pelage ventral laineux permettent de l’identifier (photo : P. Jourde)

STATUT

- Annexe II et IV de la directive Habitats- espèce de conservation prioritaire
- Protégé au niveau national
- Liste Rouge Mondiale : Vulnérable
- Liste Rouge Régionale : Vulnérable

REPARTITION

En France : espèce largement distribuée mais généralement peu abondante.

Carte de sa répartition en France (Ministère en charge de l'environnement)

 

DESCRIPTION

  • Taille : 5 cm de long et 23 cm d’envergure.
  • Poids : 7 à 15 grammes
  • Pelage laineux ocre sur le ventre et brun roux sur le dos.
  • Longévité : 16 ans

 

HABITATS FREQUENTES

Les colonies de reproduction s’installent dans des bâtiments (granges, combles, clochers d’église) ou cavités souterraines chaudes, souvent avec d’autres espèces.

Les animaux chassent dans un rayon de 10 km autour de la colonie d’été, dans les bois caducifoliés, les secteurs de bocage ou en marge des prairies alluviales.

En hiver, les Murins à oreilles échancrées s’assemblent dans des cavités souterraines naturelles ou artificielles, non dérangées.

BIOLOGIE

Reproduction : les colonies de femelles se constituent en mai et rassemblent quelques dizaines d’animaux (parfois plus d’un millier). L’accouplement a lieu de l’automne au printemps et la naissance de l’unique petit de mi-juin à juillet. Il est allaité par sa mère pendant 30-35 jours.
Hibernation

Hiberne d’octobre à fin avril, de façon isolée dans d’étroites fissures ou en essaims compacts suspendus au plafond.

Technique de chasse : les Murins à oreilles échancrées chassent en glanant leurs proies posées sur la végétation ou en les poursuivant au vol. Pour se déplacer, ils sont dépendants de la présence des haies et des lisières de bois, les animaux ne s’aventurant pas à découvert.

Alimentation : alimentation Régime varié composé de petits arthropodes mais largement dominé par les araignées et les mouches.

 

MENACES

  • Méconnaissance de la localisation des gîtes de l’espèce ;
  • Fermeture des accès aux gîtes de reproduction ou d’hibernation ou disparition de ceux-ci ;
  • modification des habitats d’alimentation (régression des haies et des pâtures au profit de la monoculture de Pins maritimes).

 

En savoir plus...

fiche du Cahier d’Habitats National


 

 

 

QUE PUIS-JE FAIRE POUR LUI ?

 

  • Identifier les colonies de reproduction de l’espèce

 

  • Préserver l’accès aux gîtes de reproduction et d’hibernation (pose de chiroptières dans les bâtiments)

 

  • maintenir ou restaurer les habitats d’alimentation en favorisant le maintien de l’élevage (bois, bocage, pâtures) et assurer leur connexion

 

  • diversifier les peuplements forestiers