Azuré de la sanguisorbe

Azuré de la sanguisorbe - Maculinea teleius (Bergsträsser, 1779)

CODE NATURA 2000 : E1059

Azurée de la sanguisorbe. Photographie G. Doucet.

 

STATUT

- Annexe II et IV de la directive Habitats
- Protégé au niveau national

 

REPARTITION

En France : Espèce largement répartie en France, apparement absente en région méditerranéenne et Bretagne.

Carte (Muséum national d’Histoire naturelle [Ed]. 2003-2006 . Inventaire national du Patrimoine naturel)

 

DESCRIPTION

  • Taille de l’imago : aile antérieure : 16-20 mm.
  • Imago (mâle) : Le dessus des ailes est bleu clair avec une bordure submarginale brun-noirâtre, les nervures sombres sont apparentes. Sur les deux ailes, une série de points noirs postdiscaux et une tache noire dans l'espace discoïdal sont caractéristiques. Posé, les ailes sont généralement fermées si bien que les points noirs du dessus sont assez difficiles à observer.

 

HABITATS FREQUENTES

Ce papillon fréquente les prairies humides, et les marais.

 

BIOLOGIE

Reproduction : Accouplement dès l'émergence.

Ponte : Les femelles pondent leurs œufs, généralement 1 à la fois, dans les capitules de Sanguisorbe officinale (Sanguisorba officinalis), qui constitue l’unique plante hôte.

Période de vol : Une génération entre la fin juin et début septembre.

Alimentation : La chenille se nourrit des fleurs de Sanguisorbe. L’adulte est floricole.

 

MENACES

  • Assèchement et altération des zones humides (drainage, mise en culture, artificialisation des prairies, perturbation du fonctionnement hydraulique)
  • fragmentation des populations
  • fauche précoces, globales et simultanées faisant disparaître la plante hôte

 

PRECONISATIONS DE GESTION

  • Préserver le caractère inondable des zones humides et de leur fonctionnement hydrologique
  • maintenir une bande non fauchée en périphérie de parcelle dans les zones de fauche

 

En savoir plus...

Fiche du Cahier d’Habitats National

 

 

 

Le saviez-vous ?

Ce papillon est myrmécophile obligatoire, c'est-à-dire qu'il ne peut se passer de fourmis pour son développement. En effet, la femelle fécondée pond ses œufs en les insérant dans les fleurs de sanguisorbe. Après la 3e mue, lorsque la chenille est encore minuscule (taille d'une larve de fourmi), elle gagne le sol. Elle doit alors être rapidement détectée par des fourmis ou elle meurt.


Les chenilles trouvées sont emportées, pour une dizaine de mois, dans une colonie de fourmis.
Ces dernières la déposent dans leur couvain. Elle s'y nourrit en mangeant des larves de fourmis, notamment.